le goutPETIT RAPPEL HISTORIQUE: la tomate provient de moins en moins des potagers. Nous sommes tous d’éternels déçus par le manque de goût, du moins les plus de trente ans… Nous, les nostalgiques, à la recherche des saveurs qui enchantèrent notre palais dans notre lointaine enfance.

« Avant les années 1880, les semenciers n'existaient pas. Paysans et villageois faisaient leurs sélections en fonction du goût du fruit, de ses qualités nutritionnelles et de sa résistance aux maladies. Mais problème, les variétés anciennes se conservent mal après la cueillette, elles ont la peau fine, sont fragiles et difficilement transportables »(Pascal Poot).

Après la Seconde Guerre mondiale, un nouveau modèle de consommation de masse s’est imposé. Le progrès (?) a imposé le goût de l’uniformité : semenciers, cultivateurs et distributeurs se sont mis d'accord, la tomate devait être rouge et ronde et calibrées ! C’est incontestablement l’apparition des hybrides dans les années 1960 qui a précipité le déclin du goût et accéléré la production de variétés uniformes. Pour le plus grand profit des semenciers devenus aujourd’hui des multinationales. Les variétés hybrides rendent les agriculteurs captifs des multinationales. Ces dernières ont favorisé une mutation génétique qui fait mûrir les tomates uniformément mais au détriment du goût. En effet, le choix dans les croisements aurait « neutralisé une protéine donnant de la saveur aux tomates » (gène RIN: ripening inhibitor)! Car la génétique est malicieuse. Et, en sélectionnant la mutation du gène de l'uniformité du murissement, ils ont permis à ce dernier d'inactiver un facteur de transcription (dit GLK2), une protéine qui augmente la capacité photosynthétique du fruit, et favorise la production de sucres et de lycopènes responsables du goût de la tomate.

tableau goutLE GOUT DE LA TOMATE: selon une étude européenne que Mathilde Causse (directrice de recherche à l'Inra d'Avignon) a coordonnée en 2010 auprès de 800 Français, Italiens et Hollandais, les consommateurs se divisent en quatre catégories : ceux qui aiment les petites tomates très sucrées et aromatiques ; ceux qui aiment les tomates aromatiques ; les amateurs de tomates fondantes et « les bienheureux qui aiment les tomates de supermarché ». Près de 400 molécules aromatiques ont été identifiées par son équipe, dont une trentaine, en très faible quantité, sont essentielles à l’arôme de tomate. Les chercheurs sont parvenus à démontrer que les tomates les plus savoureuses se distinguaient par leur contenu en fructose et en acide citrique, ainsi que par la présence de 6 composés volatils : le 2-butylacetate, le cis-3-hexen-1-ol, le 3-methyl-1-butenol, le 2-methylbutanal, le 1-octen-3-one et le trans, trans-2,4-decadienal. Toutes ces molécules interagissent de façon complexe entre elles au niveau des sens du goût et de l’olfaction pour donner le goût unique propre à la tomate.

QUATRE GRANDES SAVEURS DE BASE : SUCRÉE, SALÉE, ACIDE ET AMÈRE, dont le mélange produit toutes les saveurs. Le goût résulte en fait de la conjonction des stimulations sensorielles provenant du système gustatif et du système olfactif : à l'expiration, une partie des particules ingérées sont expulsées par voie nasale et stimulent les récepteurs olfactifs par leurs composantes odorantes. Le goût salé appartient surtout aux ions métalliques tels que Na+, le goût sucré aux oses et diholosides, le goût acide aux ions H+ et le goût amer aux alcaloïdes, mais il y a de nombreuses exceptions et d'importantes différences individuelles.

(Pour info, il existe aussi une cinquième saveur de base dénommée UMAMI qui peut se traduire par "savoureux")

Lire la suite...

FLEURS DE TOMATES "Face de chat"

La cicatrice liégeuse, connue sous le nom de face de chat ou «catface» est en général un problème mineur chez les tomates de serre, mais il peut devenir sérieux si les conditions environnementales sont déficientes et que les fleurs en cours de développement sont endommagées par les basses températures.

La « face de chat » se manifeste par des cicatrices et des orifices à l’extrémité apicale des fruits, qui sont souvent déformés. Elles s’observent habituellement sur les premiers fruits des variétés à gros fruits. Les températures inférieures à 15° C pendant la floraison (même des semaines avant la floraison) tendent à favoriser l’apparition de ces défauts.

Tout ce qui peut perturber la floraison, par exemple les dommages causés par les herbicides hormonaux, les concentrations élevées d’azote et une taille excessive peut occasionner des altérations en face de chat.

Les variétés de tomates à gros fruits (type ”Beefsteak”) sont les plus sensibles à l’altération en « face de chat ». La sensibilité à ce type de désordre physiologique varie beaucoup selon les variétés de tomates. Les fruits sont fortement déformés, mais restent consommables. Il est déconseillé de récolter les semences à partir des fruits résultant de l’altération en « face de chat ». Donc, il est souhaitable d’éliminer les fleurs ”face de chat” dès leur apparition.

face de chat

 

TOMATE "Délice de Neuilly"

 

Un des plus petits plants de tomates: ± 20 cm DELICEDENEUILLY

Variété très très précoce...

Semis effectué fin février,

nombreux bouquets floraux dès la mi-avril.

Variété d'origine française,

à cultiver en pot, bien-sûr !

1, 2, 3, Je jardine écologiquement !

jardin 2018Pourquoi s’y mettre ?

De l’eau, du soleil, une bonne terre … voilà qui devrait suffire à faire de beaux jardins. Cependant, des arrosages prodigues à l’eau de distribution, un choix de plantes inadaptées au sol ou au climat et la chasse aux indésirables animaux et végétaux favorisent le recours à des produits et techniques lourds de conséquences pour l’environnement et la santé.

Ainsi, sensés garantir des productions généreuses de fruits et légumes vigoureux, sans insectes ni maladies, des fleurs magnifiques dans des jardins débarrassés de « mauvaises herbes », des pelouses bien vertes sans mousse ni pissenlits, les produits phytosanitaires issus de l’industrie pétrochimique ne sont inoffensifs ni pour l’environnement ni pour l’homme. D’une part, les dommages environnementaux sont nombreux : pollution des sols et des eaux, dégâts collatéraux sur les oiseaux et les abeilles, déséquilibre et destruction des milieux écologiques, etc.

D’autre part, nocifs à court terme au moment de l’usage, par contact ou respiration, les pesticides le sont également à long terme par accumulation dans l’organisme. Consommation de fruits et légumes traités avec des engrais et / ou des pesticides, jeux d’enfants et siestes au jardin deviennent des activités à haut risque. Des résidus toxiques s’accumulent ainsi au fil du temps dans l’organisme. Des mutations génétiques, une baisse de la fertilité, des maladies du métabolisme, des cancers, etc. sont ainsi imputables à des contacts directs ou indirects avec les produits phytosanitaires.

Comment faire ?

La diversité au jardin est la clé de la réussite. Accueillir et respecter la biodiversité en favorisant la faune et la flore indigènes, des espèces rares ou oubliées, permettra l’apparition d’auxiliaires précieux (oiseaux, hérissons, coccinelles, abeilles solitaires, coléoptères, etc.). Parallèlement, le jardinier récupérera l’eau de pluie, la gèrera avec parcimonie et se tournera vers le paillis et le compost pour enrichir le sol, cultivant ainsi sa terre sans engrais ni pesticides synthétiques.

Étape 1

Je connais mon sol, je le nourris naturellement et je l’arrose modérément.

J’analyse la nature du sol : sablonneux, argileux, calcaire, il présentera des pH différents et accueillera des plantes différentes. J’améliore sa richesse en azote, phosphore, potassium et oligo-éléments par des amendements naturels : farine de corne et de sang, sang séché, phosphate de roche, poudre d’os, cendre de bois, farines d’algues et de poisson, etc. Je travaille le sol en douceur, en l’aérant sans le retourner en profondeur pour ne pas perturber l’ordre des différentes couches et la vie des micro-organismes.

Je composte deux types de déchets organiques, en tas ou dans une compostière, pour obtenir un amendement qui enrichira le jardin : déchets du ménage (épluchures, marc de café, sachets de thé, coquilles d’œufs, etc.) et déchets du jardin (herbe coupée, feuilles mortes, tailles de haies (broyées), déchets du potager, cendres de bois et de barbecue (riches en éléments minéraux), paille, sciure...)

Je récupère l’eau de pluie en détournant les gouttières vers une citerne ou des barils et je l’économise: si un binage vaut 2 arrosages, un paillage en vaut 10, et un arrosage le matin à la fraîche et le soir en augmente l’efficacité.

Étape 2

Je choisis des plantes adaptées au sol et aux conditions climatiques.

La nature du sol, le climat, l’exposition du terrain déterminent le choix des plantes à installer au jardin. « La bonne plante au bon endroit » évite l’usage intempestif d’engrais, favorise des plantes saines et résistantes sans recours excessif à des traitements coûteux à recommencer sans fin.

Jardin au naturel, fleuri.

Je sélectionne des graines et des plantes d’origine biologique, auto-produites ou issues d’échanges avec d’autres jardiniers et favorise le retour d’anciennes variétés oubliées. Les plantes non résistantes, très sensibles sont à proscrire, à moins de tolérer leurs inconvénients : un peu de tavelure, de rouille, d’oïdium, ou quelques attaques d’insectes ne seront jamais dramatiques dans un jardin équilibré. J’associe les « plantes amies » qui puisent des ressources différentes dans le sol ou se protègent mutuellement en repoussant les prédateurs.

Je choisis un gazon approprié au sol, à l’exposition et à l’utilisation : une pelouse variée, fleurie permettra un entretien régulier sans pesticides. Un gazon « long », entre 8 et 10 cm, offre plus de résistance à la sécheresse.

Je tolère les adventices, ces herbes décrétées mauvaises parce qu’elles poussent là où on ne le désire pas. Importantes pour la biodiversité (butineurs, oiseaux, etc.), elles ont souvent un intérêt pharmaceutique, culinaire, esthétique. Pour en limiter la prolifération, je sème du trèfle nain dans la pelouse ou des plantes couvre-sol et j’entretiens régulièrement : les adventices sont coupées avant dissémination des graines ou arrachées à la main.

Je paille le pied des arbres et des plantes, dans les parterres, le potager : mulch provenant de la tonte des pelouses, bois raméal fragmenté issu des tailles de haies, paillettes de lin, de chanvre, cosses de cacao, etc. Le paillage permet d’espacer les arrosages, ralentit la pousse des « mauvaises herbes » et garde les légumes plus propres au potager.

Étape 3

Dans un jardin diversifié naturellement et entretenu, il n’y a quasi pas besoin d’intervenir avec des produits. Les oiseaux, insectes et « mauvaises herbes » participent à l’équilibre du jardin.

J’accueille la faune auxiliaire au jardin (tas de bois, vieilles pierres, vieilles souches, zone de terre nue ou sableuse, nichoirs à insectes et à oiseaux) et je vérifie mes plantations tous les jours pour intervenir rapidement avec des prédateurs et moyens naturels. J’évite les produits phytosanitaires de synthèse et j’opte pour des produits de gammes écologiques ou des alternatives comme le savon noir. Je fabrique mes traitements à base de plantes contre les insectes ravageurs et les maladies: ortie, pissenlit, consoude, fougère, tanaisie, menthe, prêle, ail, etc. Je limite les applications à la nécessité, uniquement sur les organismes à traiter ; je traite le soir, pour épargner les insectes butineurs, et par temps calme, en évitant les surfaces de ruissellement, mares, citernes, cours d’eau.

Avec l’aimable autorisation d’écoconso

www.ecoconso.be.

 

"Infos Tomates" applique les principes de la loi vie privée du 8 décembre 1992.
Ce site utilise des cookies pour optimiser les performances et analyser le trafic. Lors de l’analyse de ce site, certaines informations seront partagées avec Google.
L'utilisation de nos formulaires implique la collecte de données strictement nécessaires à votre demande.
En poursuivant votre navigations sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies conformément à notre politique.